On m'a posé cette question cent fois. Ma réponse ne va pas plaire.

On me pose souvent la question :
« Comment trouver la paix intérieure dans une relation toxique ? »

Ma réponse, c’est une autre question (une sale habitude de coach...  ) :

Est-ce qu’on peut avoir les deux, en fait ?
➔ Est-ce qu’on peut vivre dans une ville assiégée et aller tranquilement au cinéma ?

Il n'existe aucune technique,
aucune pratique, aucun état de conscience
qui te permettra d'être serein
au cœur d'un conflit permanent.

Personne n'est un bouddha imperturbable en toute circonstance.
Et si tu l'étais, tu ne serais probablement pas dans une telle relation (spoiler alert : tu as ici un début de réponse).

Le narcissique, lui, le sait parfaitement.
Et il en joue.

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Voilà ce qu'on oublie : un conflit, ça se joue à deux.

Il en faut un qui attaque et un autre qui répond.
C’est précisément ta réponse, le problème.

Pas parce que tu as tort.
Pas parce que tu es faible.
Parce que lui n’arrêtera pas d’attaquer. Le conflit, c’est son carburant.

Parce que chaque fois que tu te justifies, que tu expliques, que tu espères que cette fois il va comprendre, tu lui fournis exactement l'énergie dont il a besoin pour alimenter son fantasme de pouvoir et la jouissance qui va avec.

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Narcisse t’a conditionné pour ça.

Tu sais très bien que ça ne sert à rien, mais tu réponds quand même.

Ce n'est pas une question de volonté.
C'est ton système nerveux.

Des mois, des années de conflit permanent ont mis ton corps en état d'alerte constant.
Cette vigilance est devenue ton état normal.

Et un système nerveux en alerte, ça répond.
C'est sa nature profonde, pas ta faiblesse.
C'est de la physiologie, pas du caractère.

Nous avons tous besoin de paix pour vivre une vie qui a du goût, du sens.
Le conflit permanent, c’est pas une vie.
C’est épuisant, je sais de quoi je parle.

Mais il y a un truc qui pique un peu à regarder : tant qu'on reste dans le rôle de la victime, tant qu’on considère que c’est l’autre le seul responsable de nos problèmes (ce qui est indissociable de l’état de survie qui te permet de tenir), on reste dans le conflit.

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La bonne question, c’est donc : "Tu veux la paix, ou le conflit ?"

Je te laisse répondre en ton for intérieur.

Quelle que soit ta réponse, une chose est sûre :
Elle ne passe pas par lui.
Elle passe par toi.